Sortie du 22 Janvier 2015

2 Participants : Johnny BOUFFARTIGUES et David CANTALUPI. 

Objectif 

Pfff, vraiment pas motivé aujourd’hui ! Il faut dire que les virus et microbes de saison y jouent un rôle de premier plan. Nez qui coule, oreilles bouchées, mal de gorge ne me lâcheront pas de la sortie. Johnny pour sa part est au stade suivant, sa crève passe sous forme d’expectorations verdâtre. Mais si on voit le bon coté des choses, ça peut servir de fil d’Ariane !

Je chope Johnny à Taninges pour limiter notre impact carbone sur nos montagnes qui n’en manquent pas en cette saison d’afflux touristique, direction la route de Flaine moyennant quelques approvisionnements en victuailles à la boulangerie et en matériels chez le Guich.

C’est Charlie qui nous ouvre la porte : l’est pas causant l’artiste ce matin, il faut dire que lui aussi est touché par les miasmes saisonniers.

Le parking est impeccablement déneigé ce matin. On charge les sacs, chausse les raquettes et là, c’est le drame ! Jo à oublié ses bâtons… Bon, j’en ai deux, ça devrait aller ! La trace est bonne, il faut dire qu’elle à été rafraichie par Bruno et Pierre la veille.

Changement de tenue au vestiaire de la Muraille, je me demande vraiment ce que je fous la ! Mes oreilles sont restées bloquées à l’altitude des Carroz et je peine à trouver l’équilibre avec mes deux kits… Enfin, moi je serai à la place des virus qui me squattent, je me chercherais un nouvel hôte, celui dans lequel ils essaient de se reproduire n’est vraiment pas sain… et encore moins saint….

Sur le chemin du bivouac, on perd un peu de temps pour changer quelques cordes qui commencent à devenir franchement vieillissante. Elles datent de la découverte et les années passent, comme les spéléos... Du coup on gagne un peu en confort.

Il est déjà 12h30 quant nous arrivons au bivouac, largement le temps de se casser une petite croûte tout en reconditionnant un peu le matériel. Une petite heure après nous somme à la salle de la Table. Après inspection des cordes à la descente, il faut impérativement prévoir le remplacement de la dernière longueur du Gengis khan, dû à deux superbes tonches, effet chaussette à très court terme !!

On s’enquille dans l’affluent du Tibétain jovial avec la ferme intention de casser de l’albien ! Mais n’y voyez aucun racisme, ni rien de personnel, c’est juste que l’écrêtement du seuil rocheux nous libérerait une suite bien moins aquatique qu’elle ne l’est avant travaux.

Ce matin chez le Guich, on s’est bien tâtés à le prendre ce deuxième accu, et puis, pour percer deux trous de 600mm un seul devrait bien suffire surtout dans une roche toute pourrie comme l’albien…

Et bien non ! Pour votre gouverne, les dix premiers centimètres, pas de problème, c’est de la tomme, par contre la suite c’est juste une autre histoire. On à l’impression de percer une tôle ! On insiste, mais pour gagner quelques centimètres, on finit par vider l’accu. Au final on aura réussi à percer une cinquantaine de centimètres…

Mais la chance est avec nous, et l’albien, pas rancunier pour un sou, se laisse fissurer pile comme ça va bien, le niveau baisse à chaque vague de crue. On enchaine les lâchés de barrage à coup de pied de biche et de massette. Les bancs de sable, s’agrandissent dans le laminoir qui fait suite… On finit complètement trempés, bosser à plat ventre avec les éclaboussures contre les jambes, y’a mieux pour soigner une crève… Mais je teste la stratégie de faire peur aux virus, peut être que ça marche ?

Après deux heures dans la flotte et le courant d’aire plus que frais, on se décide à passer à l’action ! Rien de tel que de la topo pour se réchauffer, on commence par enlever les gants, c’est bien que l’on se réchauffe, non ?

Les bancs de sable sur lesquels nous rampons sont encore gorgés d’eau, mais on arrive à ne pas mouiller les kits, c’est déjà ça… Le laminoir se transforme rapidement en méandre de bonne dimension, creusé dans le sénonien, parfois accrocheur et aux lames bien délitées. On le parcourt en marchant au fond, les pieds dans le courant qui s’accélère au fur et à mesure de notre progression. Les première marmites se présentent, qu’il faut contourner avec prudence, il ne s’agit pas qu’une prise casse ou de glisser, sinon, c’est le bain assuré ! Et plus d’accu pour sécuriser les passages…

Après 25 visées, il commence à se faire tard et on est au pied d’un ressaut qu’il faudrait impérativement sécuriser. C’est là que l’on laisse le matos de progression et le dernier point topo. De toute façon le cœur n’y est plus, le nez coule comme l’actif à nos pieds et les estomacs se creusent.

On se prend à rêver à ce que serait le jour où deux équipes topos se rejoindront une de la Muraille l’autre du Solfatare et la joie partagée avec les copains d’une telle jonction collective après tant d’efforts communs....

Après reconditionnement du matériel c’est le retour vers la surface. Pose miam-miam au bivouac, peaufinage de l’équipement en place pour soigner un peu le confort, décalage de quelques nœuds pour répartir l’usure… A 22 heures on est dehors, reste à rentrer, le plus plaisant est fait, le plus dur est fait aussi, reste le plus chiant…

TPST : 11h

Dav

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