Sortie du 6 novembre 2015

Participants : Charlot, Guich, Dav

Objectifs : topo et explo vers une jonction au SDF 4 / cristal

On est bien décidé à la faire cette jonction avec l’amont des cochons du gouffre Cristal. A moins que l’on s’en éloigne, pour basculer du côté du réseau Michel Bugnet ??? Mais c’est peu probable…

On est trois, un de plus aurait été parfait. 15 mètres de corde, des amarrages, un gros perfo et c’est parti ! Rentrée sous terre à 12h après une petite collation au soleil, il faut dire qu’il fait particulièrement doux pour un 6 novembre sur le lapiaz, et il faut un peu se botter le train pour rejoindre le sous-sol humide, froid et boueux à souhait.

Il faut une heure pour rejoindre l’arrêt topo à -130 m, pour rappel, c’est le même temps que l’on met pour aller à -500 à la muraille…, passage de kit dans les trous d’homme du méandre, ça passe bien, mais il faut savoir prendre son temps pour bien choisir ses prises de pieds pour ne pas se retrouver six mètres plus bas coincé dans le verrou du fond de méandre.

Après l’arrêt topo de la semaine dernière, cela devient plus confortable, sans pour autant être confortable, tout est dans la nuance… Le ressaut qui a arrêté Yoann, est en fait un puits d’une petite huitaine de mètres défendu par une sévère étroiture verticale. En bas, on est bien content que le trou ne soit pas alimenté en eau comme la semaine passée, car une seconde étroiture verticale dans le cours de l’actif cette fois, aurait eu raison de ce qu’il nous reste de sec.

En bas quelques blocs effondrés, mais pas de suite évidente. Un peu d’air sort d’une étroiture impraticable en pleine masse, alors que le reste du trou aspire (??) Impraticable à cause d’un coude à 90°. On tente une désob pour rejoindre un petit actif que l’on aperçoit sous des blocs. Mise en place d’un palan de fortune, un premier bloc, un second… Ce n’est pas par là que ça passera !

Un peu dépité, on prend le chemin de la remontée, 40 m de topo, c’est un peu maigre… Mais il reste à revoir le premier cran de ce puits, juste au dessus de l’étroiture aquatique. Nous avons perçu un écho… Effectivement, ça résonne derrière, il va falloir grimper ! Grimper dans les grès pourris, c’est l’assurance d’avoir les dents qui grincent, le sable de la roche en décomposition s’insinue partout. Il faut bien choisir ses appuis, les tester, purger si nécessaire. En haut, l’écho se fait plus net et pour cause, un beau vide noir se présente, la cavité semble enfin prendre du volume.

Ce qui était équipé en puits est maintenant équipé d’une main courante en son sommet. Deux spits de plus et enfin un puits qui ressemble à quelque chose, et surtout qui va nous permettre de rejoindre pour de bon le sénonien sous-jacent, et quitter les grès boueux et lugubres ! (Ca fait envie dit comme ça, arff, arff). Le puits ne fait que treize mètres, mais il est vaste. A sa base, un méandre et une fracture effondrée, les deux finissent par former une petite boucle à l’extrémité de laquelle une arrivée est très probablement l’envers de l’étroiture à 90° ce que confirme la topo. En suivant l’actif, celui-ci se perd dans une fissure décimétrique. Ca ne peut se finir comme ça !

Retour à la base du puits. En fouillant la fracture, il semble y avoir du vide sous nos pieds, mais des gros blocs issus de l’effondrement de la faille empêchent toute vue sur plus d’un mètre. Au fond de celle-ci, on entend même de l’eau et un écho ! Pendant que Charlot et Guich terminent la topo de la boucle, je me faufile entre les blocs effondrés, c’est franchement pas terrible. Une première étroiture verticale franchie, j’arrive à pousser quelques lames. Pas de doute, ça s’élargit, et l’écho vaut le coup de forcer l’étroiture suivante.

Je suis sur des œufs, mais aussi sous des œufs et tant que c’est ceux de dessous qui bougent, tout va bien. Je me glisse comme je peux en espérant ne pas me retrouver en opposition au dessus d’un puits, ce ne serait vraiment pas drôle… J’ai les yeux au bout des bottes, je tâtonne, rien de solide, et puis je coince au niveau du torse, mouvement du bassin vers la droite, toujours rien sous les pieds. Mouvement d’épaule sur la gauche, reptation des fesses, ça glisse… A quelque chose de plat sous mon pied droit, ça y est, je m’accouche sur une petite plate forme, avec rambarde de sécurité tout confort ! J’apprécie l’instant, ma lumière a bien du mal à éclairer le fond du puits, j’estime la bête à une cinquantaine de mètres.

Retour pour rejoindre les copains, mais la trémie bouge pour de vrai, pas glop, même si je gagne en confort somme toute relatif.

Il nous faut trouver un autre passage dans la faille, d’autant plus que depuis mon balcon tout l’environnement rocheux est plus que pourri, entre un plafond en grès moisi et la faille décomprimée, le mieux est de rejoindre le surcreusement méandriforme de la faille qui se cache sous les blocs. Un espoir se fait voir, mais il est très encombré de grosses dalles rocheuses. Malgré une bonne séance d’une heure, le marteau à spit est bien léger au vu de la taille des blocs. Le passage est là, devant nous, mais il nous faudra revenir avec des moyens plus contondants.

On ressort fourbus, vraiment la cavité n’a rien à voir avec ses voisines et ne se donne pas. On est pourtant si près du terminus de l’amont des cochons, il ne reste que 70m à descendre et 35m à l’horizontale. Il faut espérer que l’on aura plus de chance à la prochaine sortie.

TPST : 8h

Dav

Mots-clés: SDF4

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