parricide 3 + arbaron

parricide et  Arbaron -

Le 12 décembre 2015.

Joueurs: Bruno Sourzac, Guiche pere et fils

Nous étions restés dubitatifs face à des mouvements d’air, au fond du dernier puits  sous la trémie, à l’aval de la galerie suspendue lors de la précédente sortie. De plus, c’était plein nord donc plutôt séduisant.

Mais je ne parviens à ne motiver personne, ou alors ces soit disant personnes ont un agenda de ministre (de je ne sais quoi d’ailleurs…).

Guiche père & fils m’embarquent vers leur dernière trouvaille.  Située à l’abord du golf, approche aisée, une main-courante et quelques marches en facilitent l’accès à l’entrée. Charlie ayant déjà pas mal œuvré sur zone s’engage. Il laisse entendre qu’il est préférable d’attendre pour mettre le baudar. Tient ?... Chabal n’est pas non plus équipé de sa classique Tikka. Re tient … Effectivement, on est tout de suite dans le vif du sujet, ce n’est pas des plus large. Mais il y un truc que je n’identifie pas dans l’immédiat malgré l’étroitesse, c’est que ça passe plutôt bien ! Je me redresse et reluque mon compagnon d’infortune : le pauvre, il est dans un état !!! Voilà pas 2mn qu’il  a quitté la lumière du jour qu’il ressemble à un explorateur ayant fait ses dix heures bien tapée dans le pire trou de je ne sais où… Mais là où c’est moins drôle, c’est qu’assez vite je découvre que nous avons bien des similitudes…

Cette déconvenue partiellement digérée ( !), je m’engage droit au-dessus dans un beau tube en oppo. 6, 7 m plus haut, ça part en méandre. De là, nous explorons quelques diffluences aux dimensions confortables mais ça s’arrête vite. Demi-tour, et nous voilà réunis tous les trois au pied du tube, affublé de la même peinture qui tire sur le marron clair et au pouvoir couvrant des plus surprenants.  Guiche Père semble avoir découvert, à ses dires, l’avenir du trou : c’est vrai, que derrière lui s’engage un bout de méandre, qui lorsqu’on se place avec le bon angle semble partir vers les entrailles de la montagne. Mais bon, il est calibré pour  lilliputiens ! A vrai dire, pour l’heure, ce n’est pas ce qui me préoccupe le plus. Oui, nous sommes tous trois à piétiner ce qui va devenir notre « vaseline du retour » : nos quelques gesticulations sur place ont, en moins de temps qu’il faut pour le dire, liquéfié l’argile du sol et cette substance homogène remplie maintenant toutes les anfractuosités du boyau du retour.

Le monde interrompt, pour un court instant, sa course, et nous voilà dehors…

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Par un rare et curieux phénomène de mimétisme, Chabal resté sagement à l’entrée du trou, se retrouve bien vite avec ce bon vieux teint qui nous caractérise si bien ! Nous faisons sacrément tache sur le blanc immaculé de la neige fraichement tombée.

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Pour l’heure, il y a :

- la bassine et la brosse,  

- le petit ruisselet,

- le jet,

- le Karcher. 

Aucunes de ces options ne sont à notre dispositions. Charlie, tout studieux qu’il est,  doit rentrer préparer son BAC blanc (Z’avez dit blanc ?!). Guiche père, pour le raccompagner, se voit contraint de baptiser sa toute récente acquisition motorisée aux initiales Yankee. Pour ma part, je ne me résous pas à quitter mon déguisement, si peu amortit à mon gout… et saute dans le trou voisin avec pour tout équipement une simple pelle, d’ailleurs aussi nord-américaine. Il  ne me faut pas plus d’une heure pour rejoindre le spot, et comble de la joie, je me retrouve à plat dos sur un matelas argileux à pelleter à bout de bras. Les pierres dégagées libèrent un petit écoulement qui, la pente aidant, se mêle à la douce argile de mon dos. Comme un air de déjà vue ! Tant bien que mal, j’essaie d’abréger cette nouvelle imprégnation mais la tâche est loin d’être aisée vue l’étroitesse des lieux. 3 m plus loin, je débouche dans une faille ô combien ressemblante avec les fonds de puits du coin. J’avance alors facilement sur plusieurs mètres puis remonte, par acquis de consciente, par une oppo étroite sur une dizaine de mètres pour être sûr de ne pas rater un élargissement.  Niet, ça pince partout : pour moi, l’heure de la fin de l’Arbaron, comme point haut du réseau,  a sonnée.

Bref, je ressorts du gouffre un peu plus sale qu’en début de journée, mais tellement moins qu’à la mi-journée. Comme quoi …

TPST : 2 + 3

J’apprendrai une paire de semaines plus tard, que ce fameux trou  - Guiche Father & Son corporation©- se nomme le Parricide… Et pourquoi pas pourquoi j’ai mangé mon père aussi ?! C’est dingue comme on se cultive dans ce milieu …

Bruno Sourzac

Mots-clés: parricide

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